Rat de Passage

Grade au moment de la dégustation · Dégustation du
Publié le 23 octobre 2026 · Dernière révision : 23 octobre 2026

Identification du dossier

Membre : Louis
Cigare déclaré : Don Tomás Clásico Robusto (module confirmé au dépôt)
Durée : 1 h 30 déclarée sur la fiche
Accompagnement : Rhum Planteray Sealander, puis verveine maison citronnée 2026
Prix : 8 € déclarés

Note du Comité · qualité du dossier73/100
Note du cigare · avis de Louis8,2/10Note personnelle du cigare 8,2/10 ; richesse aromatique également 8,2/10, donnée distincte.

Base de l’évaluation : Fiche individuelle, deux pages de minutes communes, confirmation du module par le déposant et références de gamme consultées le 23 octobre 2026.

Apport des minutes : Louis remarque la douceur initiale, décrit des marrons chauds puis un silex argileux, surveille la tenue de sa cendre et signale une température élevée. Le rallumage commun à 19 h 53 complète le suivi. La cendre prétendument maltraitée reste sans auteur identifié et ne lui est pas imputée.

Le cigare à l’épreuve des pièces

Caractéristiques de référence vérifiées, confrontées aux déclarations consignées. Les informations ajoutées par le Comité ne sont pas créditées rétroactivement aux dégustateurs.

Don Tomás Clásico Robusto : référence et observations
ÉlémentRéférence vérifiéeFiche de Louis
Référence et dimensionsRobusto confirmé au dépôt. Catalogue Meier & Dutch : 5½ pouces × 50, environ 140 mm.Module « admis » et dimensions non mesurables : les champs ne décrivent pas le Robusto.
Origine et capeGamme hondurienne ; cape hondurienne selon General Cigar.Fabrication Honduras cohérente ; « verte/marron » est une observation visuelle.
Sous-cape et tripeGeneral Cigar indique une sous-cape hondurienne et une tripe dominicaine/hondurienne. Le catalogue Meier & Dutch varie dans ses détails de tripe selon les entrées ; le lot exact reste non établi.« Inexistante » contredit la présence d’une sous-cape dans la référence ; « compacte » décrit la construction, pas le tabac de tripe.
Profil et arômesMeier & Dutch annonce un profil moyen ; General Cigar cite fruits à coque, cacao et café. Ces repères ne prescrivent pas les sensations.Bois humide, mousse, meuble ancien, épices, puis marrons chauds et minéral dans les minutes : perceptions conservées sans exiger les arômes de la marque.
Éditions, conservation, prix et duréeCes pages ne certifient pas l’édition du lot, la conservation de ces exemplaires, le prix payé ni la durée de fumage.8 €, 1 h 30 et absence d’éditions régionale/limitée sont des déclarations, pas des faits certifiés par la recherche.

Les lacunes de référence et la sous-cape dite inexistante affectent l’identification ; elles ne sont pas pénalisées une seconde fois comme sensations erronées. Les divergences de composition entre catalogues imposent de rester prudent sur le lot. La confirmation du déposant et les corrections du Comité ne remplissent pas rétroactivement les formulaires. Aucun point ne dépend de la conformité aux arômes commerciaux.

Sources consultées le 23 octobre 2026 : Cigar World — Don Tomás Clásico (General Cigar) · Meier & Dutch — catalogue Don Tomas Clasico.

1. Objet et attribution

Louis, Rat de Passage, remet une fiche explicitement numérotée 3, datée du 21 octobre. Elle est rapprochée des deux pages de minutes communes et de la confirmation du module par le déposant. La note personnelle du cigare est 8,2/10 ; le Comité évalue la qualité documentaire à 73/100.

2. Identification : une sous-cape ne disparaît pas par déclaration

La gamme Don Tomás Clásico et le lieu de fabrication déclaré, Honduras, rendent le dossier reconnaissable. Le module « admis » ne désigne cependant aucun format ; la ligne Dimensions n’apporte aucune mesure exploitable et le blend ne reçoit aucune information technique. Le Robusto est confirmé lors du dépôt.

Le catalogue Meier & Dutch donne 5½ pouces × 50, environ 140 mm. General Cigar indique une cape et une sous-cape honduriennes, avec une tripe dominicaine et hondurienne. Les variations de détails entre catalogues empêchent de certifier la composition de ce lot à partir des seules pages web.

La réponse « inexistante » à la sous-cape contredit néanmoins la référence de gamme. « Verte/marron » décrit une couleur de cape et « compacte » une construction de tripe : aucune de ces deux mentions n’en identifie l’origine. Les éditions régionale et limitée sont déclarées absentes sans vérification indépendante du lot.

Ces erreurs et imprécisions pèsent dans les 6/15 d’identification. Elles ne sont pas comptées une deuxième fois comme des fautes aromatiques ou des preuves d’inauthenticité.

3. Toucher, nez et préparation

Le toucher associe un ensemble dur à des points mous. Le nez donne bois humide et mousse ; le cru évoque un meuble ancien. L’examen dispose donc de repères personnels utiles, sans imposer leur présence dans la liste du fabricant.

La coupe en V et l’allumette sont cochées. Des épices sont placées en fin de bouche à l’allumage, avec une fumée discrète. Le tirage à froid reste vide, tout comme le volume initial. Le suivi de cendre ne remplace pas ces renseignements manquants.

4. Premier tiers : force et cendre

La palette est cochée serrée et la puissance forte ; la fumée est dite classique, la cendre très belle. « Arrière du palais » localise une sensation sans mesurer une longueur en bouche ; « vers la puissance » et « cigare très digne » restent des orientations et des jugements.

Les minutes attribuent à Louis une surprise devant la douceur sucrée initiale. Douceur gustative et puissance forte ne sont pas incompatibles ; le compte rendu ne fabrique donc pas de contradiction à cet endroit. En revanche, les arômes de ce tiers gagneraient à être explicitement nommés.

5. Deuxième tiers : agrément et manque de descripteurs

La palette est cochée pauvre et la puissance douce. La fumée devient dansante, la longueur en bouche courte et la cendre tient encore. Louis parle d’une présence très flagrante, devenue divine, et d’une surprise exceptionnelle.

Une palette peu diverse peut procurer beaucoup de plaisir. La difficulté documentaire vient de l’absence de mots pour expliquer ce plaisir. Les minutes apportent ici les marrons chauds, comparaison proposée par Louis : ce repère enrichit l’analyse sans être ajouté rétroactivement au formulaire.

6. Dernier tiers et chaleur

La palette devient riche et large ; la puissance reste douce. La fumée est décrite douce et élégante, la cendre déstructurée et la fin glorieuse. La mention « mi-bouche » concerne une localisation davantage qu’une persistance. « À refaire » affirme le verdict sans détailler les composantes de la richesse finale.

Les minutes attribuent ensuite à Louis une température de cigare un peu élevée et l’image du silex argileux. Elles documentent ainsi une sensation technique et un registre minéral absents des rubriques aromatiques détaillées. La cause de la chaleur n’est pas établie : aucun rythme de bouffées n’est mesuré.

7. Minutes, cendre et accompagnement

Le rallumage commun à 19 h 53 concerne les deux cigares. Louis observe longuement sa cendre et s’en félicite ; aucune longueur en centimètres n’est donnée. L’incident de cendre maltraitée garde un auteur anonyme dans les minutes et n’est donc attribué à aucun membre dans sa note.

À 20 h 17, l’accompagnement passe du Planteray Sealander à une verveine maison citronnée 2026. Louis indique se sentir coupable d’avoir changé de spiritueux ; sa fiche retient la verveine. Le compte rendu conserve les deux étapes. Les conseils ou opinions de Julien ne lui sont pas transférés.

8. Bilan, note et suites

Louis déclare une puissance de 5/10, une richesse de 8,2/10, un rapport qualité-prix de 8,5/10, un prix de 8 € et une durée de 1 h 30. La note personnelle du cigare, également 8,2/10, constitue une donnée distincte de la richesse. Aucun tarif commercial étranger ne corrige le prix déclaré.

Il préfère ce cigare au précédent, ce que corroborent les notes personnelles 8,2/10 contre 7,1/10. Le Comité attribue pourtant 73/100 contre 79/100 au dossier : une meilleure expérience ne compense pas la composition erronée, l’identification fantaisiste et les tiers insuffisamment décrits.

La fiche possède un fil technique utile, surtout autour de la cendre, et les minutes ajoutent plusieurs sensations attribuées. L’effort suivant doit porter sur le tirage, les dimensions et un vocabulaire sensoriel précis. La cendre a tenu sa place ; la sous-cape doit retrouver la sienne.

9. Note du Comité

Cette note évalue la qualité de la contribution documentaire du membre. La note du cigare demeure son appréciation personnelle.

Détail de l’évaluation sur 100
CritèreNoteAppréciation
Identification et renseignements généraux6/15Gamme et Honduras utiles ; module et dimensions non exploitables, sous-cape dite inexistante en contradiction avec la référence, tripe non identifiée.
Préparation et observations techniques15/20Coupe en V, allumette et cendre suivis ; tirage à froid laissé vide, rallumage commun documenté par les minutes.
Description et évolution aromatiques22/30Nez et cru évocateurs ; marrons chauds et silex dans les minutes, mais les tiers privilégient des qualificatifs laudatifs aux arômes.
Cohérence et nuance du jugement17/20Fort puis doux et bilan 5/10 recevables ; richesse finale et note 8,2/10 insuffisamment justifiées par les descripteurs écrits.
Soin et exploitation de la fiche13/15Troisième fiche lisible et bilan chiffré exploitable ; mesures et rubriques techniques à mieux distinguer des plaisanteries.
Total73/100Recevable avec réserves — cendre bien suivie, composition erronée et description des tiers à préciser.

Barème proposé pour ce compte rendu ; aucun changement de grade n’en découle.

10. Appréciation du Comité

La troisième fiche de Louis documente un départ fort, un adoucissement et un dernier tiers riche et large. Le bois humide, la mousse et le meuble ancien donnent un vrai point de départ ; les minutes ajoutent les marrons chauds, le silex argileux et une température jugée élevée.

L’identification reste la faiblesse majeure. La mention « admis » ne nomme pas le module, les dimensions ne permettent aucune mesure, et « inexistante » est incompatible avec la sous-cape décrite dans la référence de gamme. La couleur de cape et la compacité de la tripe ne renseignent pas leur composition. Ces défauts pèsent dans les 6/15 d’identification, sans double pénalité.

La cendre fait l’objet d’un suivi précis ; l’enthousiasme pour les trois tiers est moins démontré par des arômes. « Divin », « exceptionnel » et « glorieux » donnent un verdict, pas les étapes de sa construction. Les minutes sauvent plusieurs repères que la fiche gagnerait à porter elle-même.

Le Comité attribue 73/100, contre 79/100 à la fiche précédente : le dossier gagne en contexte sensoriel, mais perd nettement en identification et justifie encore trop peu sa richesse annoncée. Les 8,2/10 personnels, les 8,2/10 de richesse et les 8,5/10 de rapport qualité-prix sont conservés séparément.

Recevable avec réserves — cendre bien suivie, composition erronée et description des tiers à préciser.

Le Comité exécutif — CRCC
On pipe rien, mais on a des fiches.

Comprendre la note du Comité et le rôle des minutes

La note du Comité sur 100 évalue la précision, la cohérence et la qualité des observations du membre, à partir des pièces disponibles. La note du cigare sur 10 exprime le jugement personnel du dégustateur.

Les minutes appartiennent à la séance. Elles peuvent compléter le contexte commun et les faits techniques ; seules les observations explicitement attribuées à un membre enrichissent son évaluation personnelle. Une remarque sans auteur reste un élément de contexte.

L’absence de minutes ne retire aucun point. Leur présence seule n’en ajoute aucun. Chaque compte rendu indique les pièces utilisées et, lorsqu’il existe des minutes, leur apport individuel à l’évaluation. La note est réexaminée dans les critères concernés, avec une date de révision.

Le barème présenté avec la première fiche est un barème d’analyse proposé ; il ne constitue pas un règlement préexistant du Club. Une note ne vaut pas changement de grade.