Rat de PassagePremière fiche

Grade au moment de la dégustation · Dégustation du
Publié le 23 octobre 2026 · Dernière révision : 23 octobre 2026

Identification du dossier

Membre : Louis
Cigare déclaré : Romeo y Julieta — Robusto, cepo 50 (référence exacte non précisée)
Durée : 1 heure
Accompagnement : Rosé
Prix : 9 € déclarés

Note du Comité · qualité du dossier70/100
Note du cigare · avis de Louis6,7/10Note manuscrite lue à 6,7/10.

Base de l’évaluation : Fiche de dégustation seule, rapprochée des références officielles Habanos le 23 octobre 2026. Aucun modèle exact établi ; aucune minute jointe.

Le cigare à l’épreuve des pièces

Caractéristiques de référence vérifiées, confrontées aux déclarations consignées. Les informations ajoutées par le Comité ne sont pas créditées rétroactivement aux dégustateurs.

Romeo y Julieta — comparaison limitée par l’identification
ÉlémentRéférence vérifiéeFiche de Louis
Référence et dimensionsHabanos identifie le Short Churchills comme un Robustos de 124 mm × calibre 50. Ce rapprochement ne prouve pas le modèle dégusté.« Robusto — cepo 50 » ; nom commercial et longueur absents. Identification non reproductible.
Origine et compositionLa marque cubaine décrit des feuilles de sous-cape et de tripe de Vuelta Abajo. Le lot précis ne peut pas être vérifié ici.Cuba pour les trois composants : compatible avec le cigare cubain déclaré. « La Havane » ne démontre pas l’atelier réel du spécimen.
ForceRomeo y Julieta classique : force moyenne selon Habanos ; description de gamme, sans équivalence obligatoire sur 10.« Doux » aux premier et dernier tiers, 4/10 au bilan. Écart de ressenti à discuter ; pas de faute démontrée.
Développement des observationsLa référence fabricant ne remplace ni le tirage mesuré ni le suivi individuel de combustion.Tirage non renseigné, puissance du deuxième tiers vide, « riche » et « large » peu développés. Lacunes documentaires effectivement retenues dans la note.
Arômes, prix et duréePas de palette imposée au dégustateur ; pas de référence exacte pour vérifier un prix de séance ou une durée individuelle.Foin, floral, terre et poivre conservés comme perceptions. 9 € et une heure restent déclarés, sans pénalité pour écart à un tarif ou une durée supposés.

Aucune contradiction matérielle avec un modèle identifié n’est démontrée, puisque le modèle reste indéterminé. La révision sanctionne les imprécisions majeures et les cases techniques absentes, sans inventer une faute sur Cuba ou sur les arômes. Le profil moyen de la marque ne permet pas de déclarer faux le ressenti doux du membre.

Sources consultées le 23 octobre 2026 : Habanos — Romeo y Julieta · Habanos — Short Churchills.

1. Observations préliminaires

Le Comité accueille cette première contribution avec un intérêt favorable. Louis a observé son cigare avant l’allumage, suivi son évolution par tiers et formulé une appréciation finale mesurée. Cette démarche constitue une base sérieuse pour progresser.

Le document témoigne notamment d’une volonté de décrire les sensations avec ses propres mots. Aucun défilé de cuir de Cordoue, de noix impériales ou de sous-bois après une pluie précisément datée ne vient encombrer le procès-verbal. Le Comité apprécie cette retenue.

Les informations techniques sont confrontées aux références officielles Habanos, sans modèle exact établi. La composition cubaine déclarée ne présente pas de contradiction démontrée ; la mention « La Havane » ne prouve pas l’atelier de fabrication du spécimen. L’attribution à Louis, Rat de Passage, a été confirmée lors de l’archivage ; son nom ne figure pas sur le document.

Révision du 23 octobre 2026 : l’évaluation initiale de 78/100 est ramenée à 70/100. Les huit points retirés concernent l’identification, le suivi technique et le développement des observations. La note personnelle du cigare reste à 6,7/10.

2. Identification et présentation du cigare

La marque, le module, le cepo, l’origine déclarée et le prix sont renseignés. La référence commerciale exacte reste à préciser : la mention « Romeo y Julieta — Robusto — cepo 50 » ne permet pas d’identifier l’exemplaire sans ambiguïté.

Cette lacune limitera une éventuelle comparaison avec une prochaine dégustation. Louis est donc invité à relever le nom complet figurant sur la boîte ou à joindre une photographie de la bague et du conditionnement. Le Comité préfère reconnaître un cigare à son identité plutôt qu’à sa silhouette.

Habanos présente le Short Churchills comme un Robustos de 124 mm et de calibre 50. C’est une correspondance possible avec les mentions de la fiche, pas une identification rétrospective. Le calibre seul ne renseigne pas la longueur ; il n’est pas une dimension complète. La gamme classique Romeo y Julieta est annoncée de force moyenne, ce qui reste un repère de marque et ne réfute pas les sensations douces du membre.

L’examen tactile est plus convaincant : ferme, uniforme, cape lisse. Ces indications sont concrètes et cohérentes entre elles. Aucun défaut localisé n’est signalé.

Appréciation : identification insuffisamment précise pour une comparaison fiable avec un modèle réel. L’examen tactile reste utile, mais ne comble pas l’absence de référence commerciale.

3. Examen à cru et préparation

Au nez, Louis relève « bois / cave ». Le bois constitue un repère exploitable ; la cave demande une précision supplémentaire. Évoque-t-elle du bois de stockage, une sensation de terre, une odeur humide ? Le terme reste recevable comme souvenir sensoriel personnel, mais gagnerait à être décomposé.

Les arômes à cru sont notés « tabac / fumée ». La description est spontanée, quoique peu discriminante. Le Comité confirme que la présence de tabac dans le dossier ne constitue pas, à ce stade, une découverte exceptionnelle.

La coupe à la guillotine est renseignée. En revanche, aucune appréciation du tirage n’est cochée. C’est l’omission la plus importante de cette partie : le tirage aurait permis de mieux documenter les conditions de dégustation et les éventuelles difficultés rencontrées.

Appréciation : une observation réelle, encore générale dans son vocabulaire, et une étape technique à mieux consigner.

4. Allumage

L’allumage au briquet s’accompagne d’un arôme poivré, d’une fumée ronde et d’un volume moyen.

Louis distingue ici plusieurs dimensions de son expérience : le registre aromatique, la sensation de fumée et son abondance. Cette séparation est pertinente pour une première fiche.

Le caractère poivré ne contredit pas la douceur rapportée ensuite. Une sensation épicée et une puissance élevée ne désignent pas nécessairement la même chose. Il est donc préférable de conserver ces deux observations, sans chercher à les faire rentrer de force dans une seule case.

Appréciation : passage concis et informatif. Le cigare entre en fonction sans incident documenté.

5. Premier tiers — Une installation en douceur

Louis décrit une palette riche, une puissance douce, une fumée légère, une cendre grise et compacte et une longueur en bouche courte. Le repère aromatique principal est le foin, complété par la mention « douceur ».

L’ensemble donne une image assez claire d’un début délicat, avec des sensations peu persistantes. Louis évite de confondre richesse et puissance : un cigare peut lui sembler aromatiquement intéressant tout en restant doux.

La richesse cochée mériterait néanmoins davantage d’éléments. Le foin est le seul arôme explicitement nommé dans ce tiers. Une sensation peut être riche sans être immédiatement facile à décrire ; la fiche gagnerait alors à préciser ce qui motive cette impression.

Appréciation : premier tiers renseigné, mais richesse insuffisamment étayée. La note aromatique ne doit pas récompenser le mot « riche » comme s’il contenait les observations manquantes.

6. Deuxième tiers — Le passage le plus abouti

La fumée devient plus dense, la longueur en bouche passe à moyenne et une évolution florale apparaît. Louis résume : « Le cigare s’exprime. »

C’est la partie la plus convaincante de la fiche. Plusieurs changements sont décrits simultanément : davantage de présence, une persistance accrue et un nouveau registre aromatique. Louis construit ainsi une véritable comparaison avec le premier tiers.

La formule personnelle traduit bien son ressenti, mais pourrait être prolongée. Une impression de fleurs fraîches, séchées, une douceur parfumée ou une sensation difficile à identifier auraient fourni des nuances supplémentaires, à condition de les avoir effectivement perçues.

La case de puissance reste vide. La densification de la fumée ne permet donc pas de conclure à une hausse de puissance.

Appréciation : bonne observation de l’évolution. Le cigare s’exprime ; lors du prochain entretien, Louis pourra lui demander de développer.

7. Dernier tiers — Une conclusion plus marquée

Louis relève une palette large, une puissance douce, une fumée chaude, une cendre friable, une longueur en bouche courte et une évolution vers la terre. Il mentionne un « final plus corsé ».

Le passage du floral à la terre apporte un troisième repère aromatique et donne une progression lisible à l’ensemble de la dégustation.

L’association entre « doux » et « plus corsé » appelle toutefois une précision. Louis peut avoir perçu des saveurs plus appuyées sans ressentir une forte puissance. La fiche ne permet pas de trancher. Cette distinction constitue un axe intéressant pour ses prochaines observations.

La fumée chaude et la cendre friable sont utiles à consigner. En revanche, leurs causes ne peuvent pas être établies à partir du document : le rythme des bouffées, les éventuelles retouches et la longueur restante à l’arrêt ne sont pas renseignés.

Appréciation : une conclusion bien différenciée, avec un vocabulaire à affiner pour distinguer chaleur, intensité aromatique et puissance.

8. Appréciation générale portée sur le cigare

La puissance globale de 4/10, la richesse aromatique de 6/10 et la note générale lue à 6,7/10 traduisent un jugement favorable mais mesuré.

La mention « un classique » et l’intention de réessayer le cigare lorsque le palais sera plus exercé témoignent d’une réserve bienvenue. Louis reconnaît que son appréciation pourra évoluer avec l’expérience. Le Comité y voit une disposition plus utile qu’une certitude acquise au premier briquet.

Le rapport qualité-prix est partiellement masqué par le tampon et ne peut être repris avec certitude. Le rosé est identifié, mais son effet sur la dégustation n’est pas décrit.

9. Note du Comité

Cette note évalue la qualité de la contribution documentaire du membre. La note du cigare demeure son appréciation personnelle.

Détail de l’évaluation sur 100
CritèreNoteAppréciation
Identification et renseignements généraux8/15Référence commerciale et longueur absentes : le calibre 50 seul ne suffit pas à identifier l’exemplaire. Origine cubaine compatible, atelier non vérifié.
Préparation et observations techniques12/20Tirage à froid absent, puissance du deuxième tiers non cochée et incidents de combustion non suivis. Coupe et examen tactile exploitables.
Description et évolution aromatiques21/30Foin, floral et terre distinguent les étapes ; « riche », « large », « cave » et « le cigare s’exprime » restent insuffisamment explicités.
Cohérence et nuance du jugement17/20Jugement personnel mesuré ; douceur et final plus corsé non distingués, sans contradiction sensorielle démontrée avec le profil fabricant.
Soin et exploitation de la fiche12/15Première fiche lisible et trois tiers suivis ; cases vides et rapport qualité-prix masqué limitent l’exploitation.
Total70/100Première fiche recevable avec réserves — observations présentes, identification et suivi technique insuffisamment précis.

Barème proposé pour ce compte rendu ; aucun changement de grade n’en découle.

10. Appréciation du Comité

La première appréciation à 78/100 accordait trop de crédit à une fiche dont plusieurs éléments importants restent impossibles à vérifier ou à reproduire. Le Comité ramène l’évaluation documentaire à 70/100 après relecture de la pièce et rapprochement avec les références officielles Habanos.

La marque, le calibre et le format générique ne suffisent pas à reconnaître l’exemplaire. Le Short Churchills 124 mm × calibre 50 constitue une piste cohérente, mais ne sera pas proclamé modèle dégusté sans autre pièce. La mention « La Havane » demeure une déclaration sans identification d’atelier. Ces réserves pénalisent l’identification, pas l’authenticité du cigare, sur laquelle aucune preuve ne permet de conclure.

La coupe, l’examen tactile et la progression foin, floral, terre restent des éléments favorables. Ils ne compensent cependant pas le tirage non renseigné, la puissance du deuxième tiers laissée vide et les descriptions trop générales d’une palette dite riche ou large. La phrase « le cigare s’exprime » prouve surtout qu’un entretien doit se poursuivre.

Les points retranchés concernent les renseignements et observations manquants : −3 en identification, −2 en préparation et suivi technique, −3 en développement aromatique. Les critères de cohérence et de soin restent inchangés ; aucune pénalité supplémentaire n’est ajoutée pour les sensations douces, les arômes personnels ou le prix déclaré.

Cette première contribution demeure recevable avec réserves. La note personnelle du cigare, 6,7/10, ne change pas. Le Rat de Passage est encouragé à poursuivre ; le Comité, pour sa part, s’engage à compter les cases vides avant de saluer la densité du dossier.

Première fiche recevable avec réserves — observations présentes, identification et suivi technique insuffisamment précis.

Le Comité exécutif — CRCC
On pipe rien, mais on a des fiches.

Comprendre la note du Comité et le rôle des minutes

La note du Comité sur 100 évalue la précision, la cohérence et la qualité des observations du membre, à partir des pièces disponibles. La note du cigare sur 10 exprime le jugement personnel du dégustateur.

Les minutes appartiennent à la séance. Elles peuvent compléter le contexte commun et les faits techniques ; seules les observations explicitement attribuées à un membre enrichissent son évaluation personnelle. Une remarque sans auteur reste un élément de contexte.

L’absence de minutes ne retire aucun point. Leur présence seule n’en ajoute aucun. Chaque compte rendu indique les pièces utilisées et, lorsqu’il existe des minutes, leur apport individuel à l’évaluation. La note est réexaminée dans les critères concernés, avec une date de révision.

Le barème présenté avec la première fiche est un barème d’analyse proposé ; il ne constitue pas un règlement préexistant du Club. Une note ne vaut pas changement de grade.