1. Objet et pièces examinées
Deux pages de fiche signées du pseudonyme Kvalium sont rattachées au profil de Julien, Rat de Passage, pour le mercredi 21 octobre 2026. Le numéro est laissé vide ; le nº 2 est attribué dans les archives à la suite de sa première fiche. Les deux pages de minutes sont examinées avec elle.
La note manuscrite 87/100 est traitée comme la note personnelle du cigare, selon la distinction déjà demandée pour ce formulaire : 8,7/10 dans les graphiques. L’évaluation documentaire du Comité est séparée : 81/100.
2. Identification et conservation
La marque Don Tomás et l’origine Honduras sont renseignées ; la bague jointe porte Clásico. « Oui » occupe encore le champ Vitole, tandis que la référence est explicitement déclarée inconnue. La répétition de cette lacune après la première fiche retire du crédit à l’identification.
Le déposant confirme le Don Tomás Clásico Robusto. Le catalogue Meier & Dutch annonce 5½ pouces × 50, soit environ 140 mm. Cette précision complète le dossier sans devenir une réponse du membre. General Cigar décrit une cape et une sous-cape honduriennes, et une tripe dominicaine et hondurienne ; ces données de gamme ne certifient pas le lot exact.
Deux mois de repos, 65 % d’humidité et 22 °C sont déclarés. Le mot « parfaites » reste l’avis du membre sur les conditions de conservation. L’année/édition est vide : aucune année de fabrication n’est déduite de la date de séance.
3. Examen pré-allumage
La couleur « terre de Sienne » est une observation visuelle recevable. Uniformité, texture, brillance, veinage, construction et fermeté restent vides ; la précision aromatique ne remplace pas cet examen technique.
Le bois et le cacao sont cochés au nez à froid. Le sous-bois après la rosée et les pommes caramélisées enrichissent la première impression. Ces images gardent un noyau sensoriel identifiable ; elles ne sont pas des mesures ni une composition du tabac.
4. Préparation et déroulement technique
La coupe droite est cochée. Le tirage à froid reçoit le repère central de l’échelle ; le texte nomme le maté. Les échelles des deux premiers tiers suivent ensuite tirage, fumée, combustion et intensité. Leurs positions ne sont pas converties arbitrairement en notes sur dix.
Les minutes donnent un départ à 19 h 15, un allumage jugé digne, puis un rallumage commun des cigares à 19 h 53, après des interruptions. Elles n’établissent pas une faute d’allumage propre à Julien. Les allumettes longues figurent dans le matériel commun, sans preuve suffisante pour lui attribuer un outil individuel.
Le rhum Planteray Sealander précède le passage à la verveine maison citronnée 2026 à 20 h 17. La fiche mentionne Ulver — Neverland ; les minutes signalent Clubroot à 19 h 56. Le contexte évolue ; aucun de ces changements n’est proclamé cause certaine d’un arôme.
5. Premier tiers : noisettes et cacao
Julien décrit des noisettes grillées et un cacao torréfié, et coche le cacao. Ce tiers fournit des repères concrets, plus développés que les généralités de sa fiche précédente. Les fruits à coque et le cacao recoupent les repères de General Cigar ; cette concordance ne vaut aucun bonus automatique.
Les minutes lui attribuent un acquiescement à la douceur sucrée initialement remarquée par Louis. Elles rapportent ensuite que Julien semble rejoindre la comparaison des marrons chauds proposée par Louis. Cette formulation prudente est conservée : elle ne transforme pas Julien en auteur de la première comparaison.
6. Deuxième tiers : métamorphose déclarée
La case « Métamorphose » est cochée et l’intérêt est situé au deuxième tiers. Le commentaire associe un feu de cheminée un soir de Noël et du bois tendre. Ces mots donnent un véritable changement de registre depuis les noisettes et le cacao.
Le texte distingue mieux l’évolution qu’à la première fiche, où une case de stabilité côtoyait un récit de découverte. Il reste utile de préciser si le feu de cheminée renvoie à une odeur boisée, à une note grillée ou à une sensation chaude. Le Comité accepte Noël, mais demande quel en est le parfum.
7. Dernier tiers et registre minéral
Les échelles d’intensité finale, de complexité et d’agrément sont renseignées. La case « Fin regrettable » est cochée ; elle ne signifie pas à elle seule une dégradation ni un abandon pour défaut. Le motif précis de l’arrêt n’est pas expliqué.
Le bilan évoque une promenade dans une carrière de grès et de la vieille pierre. Les minutes attribuent à Julien une comparaison au granit, en réponse au silex argileux de Louis, ainsi qu’une palette perçue comme plus variée en plein air. Ces éléments soutiennent un registre minéral, sans prouver la présence réelle d’une roche ni localiser avec certitude chaque image dans le dernier tiers.
8. Verdict et progression documentaire
Le rachat est affirmé sans réserve ; « Remarquable » et « À soumettre au Président » sont cochés. Ce sont les choix du membre, pas une décision de classement officiel. Le partage proposé avec M. Rémi n’établit pas sa présence à la séance. L’archivage est souhaité.
La recommandation d’un spiritueux peu sucré et d’une dégustation en extérieur relève de son conseil personnel. Le contraste entre le plaisir accru, 8,7/10 contre 7,3/10 auparavant, et la note documentaire de 81/100 contre 82/100 se comprend : les arômes sont mieux développés, mais la référence et l’examen de construction restent insuffisants.
Les fiches sont achevées à 20 h 47. Les 1 h 32 depuis l’ouverture documentent la séance et la rédaction, pas une durée individuelle de fumage de Julien. Aucun prix n’est fourni. La prochaine fiche gagnera surtout à nommer le cigare avant de nommer les pierres.
