Une dégustation est retardée pour cause de verre jugé « trop propre »
BULLETIN OFFICIEL · ANALYSE & OBSERVATIONS

Le Comité estime que l'absence totale de traces ne permettait pas de déterminer les conditions réelles de préparation.
Le verre a finalement été utilisé après examen.
Un verre sans trace a été considéré comme « insuffisamment vécu », ce qui a déclenché une expertise improbable. Après vérification, il remplissait simplement sa fonction. La scène détourne une exigence élémentaire : un environnement et une verrerie propres aident à éviter les odeurs parasites lorsque des impressions sont consignées.
Un verre propre permet d’éviter que des résidus ou des odeurs parasites ne modifient les sensations pendant une dégustation. Le degré de propreté ne constitue pas pour autant une donnée mystérieuse à expertiser. Le CRCC inverse ici une précaution élémentaire pour en faire une nouvelle source de retard administratif.
Le lieu, les conversations et le temps disponible font partie du contexte d'une séance, sans être des propriétés du cigare observé. Les distinguer permet de relire une fiche avec davantage de recul. Une appréciation agréable demeure personnelle et ne suffit pas à définir une caractéristique reproductible. Le Comité, qui a déjà rédigé plusieurs circulaires sur les circonstances particulières, envisage d'y ajouter une sous-rubrique « bonne humeur incontrôlée ». Une mention datée et reliée à une référence connue restera plus utile qu'un commentaire emphatique impossible à expliquer lors de la prochaine séance du Club.
