Le CRCC lance une étude sur la durée idéale d'une dégustation
BULLETIN OFFICIEL · ANALYSE & OBSERVATIONS

Après six heures de discussion, le Comité n'a pas pu déterminer si la dégustation était terminée.
L'étude se poursuit dans des conditions identiques.
Le chronomètre avait été posé sur la table avant même le premier cigare. Six heures plus tard, les discussions portaient surtout sur la validité du chronomètre. L'expérience rappelle que la durée dépend du format, du rythme et du contexte ; elle peut être notée comme information de séance, sans prétendre devenir un objectif universel.
La durée d’une dégustation dépend notamment du format du cigare, de son rythme de consommation et des pauses prises. Elle ne doit pas être confondue avec le temps consacré à en parler. Pour comparer des séances, noter une durée approximative peut être utile, sans chercher à imposer une durée idéale universelle.
Le rythme d'une dégustation et la place laissée aux pauses peuvent modifier les sensations rapportées. Il est donc intéressant de noter une durée approximative ou un changement de perception, sans en faire une règle applicable à tout le monde. La fiche doit d'abord décrire une expérience particulière, pas imposer une performance. Le Comité insiste pourtant pour distinguer la pause volontaire de la suspension administrative, qui demande manifestement un formulaire différent. L'exercice ne vise pas à établir un verdict universel : il décrit ce qu'une personne a pu constater dans une situation donnée, avec les limites que toute impression personnelle comporte.
