Le Comité demande une définition officielle du mot « doux »
BULLETIN OFFICIEL · ANALYSE & OBSERVATIONS

La question provoque un désaccord immédiat entre plusieurs membres.
Le terme reste autorisé en attendant une décision qui pourrait prendre du temps.
Le désaccord est né dès la première tentative de définition : une fumée douce, une intensité douce et une fin douce ne recouvrent pas forcément le même ressenti. Le Club a envisagé trois formulaires, puis s'est contenté d'une précision de contexte. Un adjectif devient plus utile lorsqu'il se rattache à un aspect précis de la dégustation.
Le terme « doux » peut évoquer une impression d’intensité modérée, mais son sens varie selon les personnes et le contexte. Pour éviter les malentendus, on peut préciser si l’on parle de sensation, de fumée ou d’un arôme particulier. Le CRCC se plaît à traiter cette nuance comme une crise linguistique.
Le vocabulaire de dégustation n'est pas une langue officielle dont chaque mot porterait une définition gravée dans le marbre. Quelques observations précises, rattachées à un moment de la séance, sont plus utiles qu'une longue succession d'adjectifs. La perception évolue d'une personne à l'autre ; une fiche honnête peut donc exprimer une incertitude. Au Comité, cette simplicité suscite encore la méfiance des départements chargés des périphrases. L'exercice ne vise pas à établir un verdict universel : il décrit ce qu'une personne a pu constater dans une situation donnée, avec les limites que toute impression personnelle comporte.
