18 MARS 2022

Le Comité constate qu'il est possible de parler d'un cigare pendant plus longtemps que de le fumer

BULLETIN OFFICIEL · ANALYSE & OBSERVATIONS

Illustration de l'actualité : Le Comité constate qu'il est possible de parler d'un cigare pendant plus longtemps que de le fumer
Pièce iconographique jointe au dossier.

Cette observation est immédiatement classée comme « importante ».

Elle donne lieu à une réunion de suivi.

La dernière bouffée s'était dissipée depuis longtemps lorsque la discussion battait encore son plein. Le Comité a refusé de considérer cette persistance conversationnelle comme une nouvelle catégorie aromatique. Le fait de parler longtemps d'un cigare renseigne sur la séance et le plaisir d'échanger, pas nécessairement sur ses caractéristiques.

La conversation autour d’un cigare peut dépasser largement sa durée de consommation. Cela fait partie de la dimension sociale d’une séance, sans devenir une propriété mesurable du produit. Le Club élève ce constat banal au rang de découverte scientifique justifiant une réunion supplémentaire.

Le lieu, les conversations et le temps disponible font partie du contexte d'une séance, sans être des propriétés du cigare observé. Les distinguer permet de relire une fiche avec davantage de recul. Une appréciation agréable demeure personnelle et ne suffit pas à définir une caractéristique reproductible. Le Comité, qui a déjà rédigé plusieurs circulaires sur les circonstances particulières, envisage d'y ajouter une sous-rubrique « bonne humeur incontrôlée ». Cette manière de raconter la séance permet de séparer la plaisanterie administrative des observations qui pourront être comprises et comparées par d'autres lecteurs. L'exercice ne vise pas à établir un verdict universel : il décrit ce qu'une personne a pu constater dans une situation donnée, avec les limites que toute impression personnelle comporte.