Incident administratif autour d'une boîte insuffisamment identifiée
BULLETIN OFFICIEL · ANALYSE & OBSERVATIONS

Une boîte de cigares dont l'origine, la date d'acquisition et le propriétaire moral demeuraient inconnus a été placée sous surveillance rapprochée.
Après enquête, il est apparu que son propriétaire était la personne qui avait posé la question.
La boîte litigieuse ne portait ni étiquette claire ni trace écrite de son arrivée dans le placard. Chaque témoin reconnaissait les cigares, mais personne ne souhaitait reconnaître leur présence. L'affaire aurait pu être réglée par une photographie et une date ; elle fut naturellement confiée à un groupe de travail. Au-delà de l'absurdité, identifier la provenance d'une boîte évite bien des confusions dans un inventaire personnel.
Une boîte à cigares peut conserver des informations précieuses : fabricant, référence, format, date d’achat et conditions de stockage. Ces détails aident à retrouver l’origine d’un cigare lorsque sa bague ou son emballage a disparu. Le « propriétaire moral » appartient en revanche aux catégories administratives imaginaires du CRCC.
Conserver une trace d'une référence, d'une provenance connue et d'une date peut faciliter le suivi d'une cave ou d'une collection de fiches. Cela ne garantit ni la valeur ni le goût d'un cigare : il s'agit d'un repère documentaire. Une photographie de la boîte ou de la bague peut aider, à condition de ne pas en déduire plus qu'elle ne montre. Le CRCC se réserve naturellement le droit d'ouvrir un registre supplémentaire.
